Doumé

Au revoir … « Doumé » !

Doumé

A toi notre ami « Doumé »

Dominique, tu resteras encore avec nous tous…

Sache qu’aujourd’hui comme demain, tu restes dans beaucoup de cœurs et de pensées sur le bassin Lédonien.

Tout ce que tu as apporté à nos cantons et associations auxquelles tu as œuvré, ne se quantifie pas uniquement en euros ou en temps, mais surtout en sourires et en bonne humeur permanents.

Partout, tu as marqué le territoire du bénévolat par ta simplicité, ton engagement de tous les instants.

Le premier à m’avoir parlé de toi, ce fût mon père dans les années 60/62, qui passant devant un chantier dans la rue Haute – à Conliège – t’avait entendu chanter en travaillant.

Surpris et enchanté par ce qu’il avait entendu ( pour qu’il nous en fasse écho, cela devait être de qualité…), je comprends pourquoi tu as enchanté tant de soirées, des années durant : chorales, soirées de foot et gym, dîners dansants, fins de match,  et en famille surement….

Aujourd’hui, le club de l’USPC veut te rendre un hommage pour tout ce que tu as apporté aux jeunes, surtout, mais aussi au club en général.
Ton implication au bureau du club dès les premières années.
Ton engagement sans faille pour le Tournoi de jeunes « Challenge Charles RANZONI » il y a plus de 30 années, a été remarquable et surtout de toute première qualité avec nos amis de Taïno, les clubs de Bosco di Marengo, puis par la suite de Bosco di Asti avec ton ami Guido.

A chaque préparation de celui-ci, tu assurerais  le contact avec nos amis transalpins et oeuvrais pour que leur accueil soit parfait !
Ce fut le cas pendant plus de 30 ans … : hébergement dans les lycées de Montmorot et Le Corbusier, accueil dans les hôtels et dans les familles, cadeaux locaux, visites touristiques des sites jurassiens et surtout une amitié partagée entre les dirigeants et les jeunes joueurs. 

S’ il y en une personne qui a symbolisé et représenté le nom de Conliège à l’USPC, le plus longtemps et de la meilleure manière, c’est bien toi ! 

Tu as emmené nos jeunes, de différentes générations, au-delà des Alpes pour des moments inoubliables : l’accueil qui nous était fait là-bas, était à la hauteur de ce que tu avais construit à Perrigny.
Guido avec son club, nous le rendait bien ces dernières années, de la même manière en Italie.

Quand tu étais « en service » tu voulais être à la hauteur de l’évènement, tu tenais à être sur ton « 31 », et j’avoue que nul ne pouvait te surpasser : chemise impeccable, petit foulard, coupe de cheveux irréprochable, ton sourire et ta bonne humeur habituelle.

L’accueil à Taïno avec les séniors, l’accueil à Don Bosco di Marengo pour le Tournoi de la Paix où Perrigny fût le seul club français, et où la cérémonie dans le stade restera une cérémonie de la Paix ! 

Ta simplicité et ton implication pour la jeunesse étaient telles, qu’au moment du Tournoi Ranzoni , plus rien ne comptait dans ce sprint final de l’Ascension où le club préparait ces tournois. Ceux qui t’ont connu et côtoyé dans ces moment-là comprendront ton impatience à ce que tout soit bien prévu pour accueillir nos amis. Là je pense que nous n’avions pas le droit de faillir….

Le souvenir du dernier casse-croûte du matin, institué depuis des années, restera dans nos cœurs et mémoires, et toujours avec le sourire, malgré la maladie qui te prenait doucement mais d’une façon irréversible, et que tu soupçonnais déjà méchante voir très méchante.

Personnellement, si je peux me le permettre, je retiendrai une réflexion faite quand je suis devenu  « Papy » pour la première fois : « tu verras, quand tu auras tes petits-enfants avec toi, ce sera des supers moments, des moments que tu ne peux pas oublier et qui doivent être une priorité». Maintenant, je comprends tes paroles et j’ai compris que ta famille était ce qu’il y avait de plus important dans ta vie ….

Jusqu’aux derniers instants, je le sais, tu as pensé à eux, et aujourd’hui, ce sont tous tes amis de l’USPC et autres associations auxquelles tu as consacré du temps qui pensent à toi et qui te rendent ce tu as donné.

Sache, Jacqueline, que si tu n’avais pas été à ses côtés, il n’aurait pas pu autant se consacrer à toutes ces missions envers les autres.

L’amitié avec un grand « A » et du bénévolat avec un très grand « B »

Tchao, notre ami « Doumé »


Bernard  MOURIER